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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 08:33

http://a1.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/403512_102760706531991_100003941855710_9800_1883253612_n.jpg Pas de Bloc Identitaire à Toulouse !

 

Manifestation Samedi 9 juin à 11h
Place du Capitole


Les organisations de Haute-Garonne signataires alertent l’ensemble de la population toulousaine.

Le Bloc Identitaire, groupuscule d’extrême droite radicale, connu pour ses actions violentes, a procédé à l’inauguration le 11 février dernier, de son local à Toulouse  
« L'Oustal , la maison de l’identité ».

Ce groupuscule créé à la suite de la dissolution d'Unité Radicale après la tentative d’assassinat de J.Chirac en juillet 2002 fait partie de la mouvance nationaliste d’extrême droite.
Il sème la haine et le mépris de l’autre par des actions spectaculaires et violentes, il instrumentalise les idées régionalistes au service de ses idéologies nauséabondes.
Depuis l'ouverture de ce local, une plainte pour injures racistes avec agression physique est déjà en cours d'instruction.

L’installation quasiment officielle d’un groupuscule d’extrême droite à Toulouse, dans un contexte de montée des idéologies extrémistes à caractère autoritaire et raciste, ne peut que susciter l’indignation de toutes et tous les citoyens.

Qui peut se reconnaitre dans une commémoration-manipulation de la bataille de Toulouse du 9 juin 721 en vantant l'expulsion de l'étranger de notre cité? Le Bloc Identitaire, groupuscule extrémiste, violent et révisionniste

Les organisations signataires appellent toutes les forces de progrès à faire preuve de la plus grande vigilance et demandent aux pouvoirs publics de prendre toutes mesures de leur compétence pour mettre un terme à l'activité (local, rassemblements, initiatives,...) de ce groupe, qui constitue une véritable insulte à l'histoire toulousaine, faite de solidarité et de résistance aux idéologies d'extrême-droite.

 

 

Par Partit Occitan Pais Tolosan - Publié dans : Contributions / Divers
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 22:17

Ferry Le mythe Ferry et la république coloniale

« Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures »…
… « Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux »
Jules Ferry, Assemblée Nationale


Lors de son investiture à la présidence de la république le 15 mai 2012, François Hollande choisit d’honorer la mémoire de Jules Ferry comme symbole de l’école républicaine et de la laïcité. Mais cette référence était-elle bienvenue ?


En effet, si les lois Ferry sur l’école sont considérées comme un acquis républicain fondateur, on peut s’interroger sérieusement sur la politique coloniale de la IIIe république inspirée par Jules Ferry, dont nous subissons aujourd’hui encore les conséquences. Et malgré les réserves exprimées par notre nouveau Président, il faut rappeler que l’accession au pouvoir de Jules Ferry a signé le vaste élan de la conquête d’un nouvel empire : protectorat français sur la Tunisie sous son premier ministère (sept 1880 – nov 1881) ; conquête de l’Annam et du Tonkin, poursuite de la colonisation du Congo et intervention à Madagascar sous son second ministère (fév 1883 – mars 1885). Dans « Les Affaires de Tunisie » en 1882, il écrit : « La concurrence est de plus en plus ardente entre nations européennes, pour se disputer ces débouchés lointains, ces stations aux portes de la barbarie, qu’un instinct sûr indique à la vieille Europe comme les têtes de pont de la civilisation et les voies de l’avenir. […] Il n’y a rien à retrancher, rien à dédaigner, rien à laisser en friche dans notre domaine colonial. Il faut le conserver et le féconder, il faut l’étendre partout où il est manifeste qu’étendre est le seul moyen de conserver. »

 

Colonies Le 28 juillet 1885 lors d’un débat parlementaire, Jules Ferry répond au radical Pelletan qui conteste la politique coloniale de la France, en justifiant celle-ci par un « devoir et un droit » qu’auraient « les races supérieures » d’apporter leur mode de civilisation aux « races inférieures » : « Je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, avec grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de civilisation. Est-ce que vous pouvez nier qu’il y a plus de justice, plus d’ordre matériel et moral, plus d’équité, plus de vertus sociales dans l’Afrique du Nord depuis que la France a fait sa conquête ? »


Et Jules Ferry de poursuivre son intervention en affirmant que la France doit être une « grande nation »,
et doit rayonner sur le monde entier sans se laisser distancer par les autres états européens, dont les rivalités
coloniales et la course aux armements devaient provoquer l’éclatement de l’Europe en 1914, et plonger
notre continent dans un demi-siècle de guerres et de dictatures féroces ; sans oublier leurs conséquences dans
le monde entier, aujourd’hui encore en orient par exemple mais aussi en Afrique.


On ne peut pas séparer la politique coloniale de Jules Ferry de sa politique scolaire. Son long passage au ministère de l’Instruction publique a donné lieu à un « matraquage » systématique des maîtres autour de leur formation patriotique, qu’ils devaient inculquer aux élèves, en même temps que s’engageait une guerre impitoyable contre les langues historiques de France . L’hebdomadaire « L’instruction primaire » jouera dans ce contexte un rôle primordial : « La patrie notre grande famille, a droit à toute notre affection, à tout notre dévouement. Nous devons nous sacrifier pour la défendre ; nous ne sommes pas nés pour nous mais pour elle. Le drapeau est le symbole de la patrie. […] Les maîtres n’oublieront pas que c’est surtout par l’étude de l’histoire nationale, où se rencontrent si souvent les mots de patrie et de patriotisme, qu’ils arriveront à faire l’éducation de ce patriotisme et à produire sur l’esprit et le coeur de leurs élèves une impression forte et durable. […]Nous demandons aux institutrices de former […] des françaises […] prêtes, enfin, le jour venu, à confondre dans une même pensée ce culte : le drapeau, et cette religion : la patrie. »
Quant à « La Ligue de l’Enseignement », elle avait pour devise : « Pour la patrie, par le livre et par l’épée »…


Lavisse Ainsi donc, une nouvelle religion est née, Ernest Lavisse en écrira le catéchisme inspiré de Michelet, qui sera enseigné à tous les enfants de France, d’Afrique et des DOM-TOM, et qui conditionnera la vie politique, sociale et diplomatique de l’Etat jusqu’à nos jours avec la « France-Afrique »… Lavisse s’adresse aux instituteurs de l’Ecole Normale en 1885 : « A l’enseignement historique incombe le devoir de faire aimer et de faire comprendre la patrie.[…] Si l’écolier n’emporte pas avec lui le vivant souvenir de nos gloires nationales ; […] s’il ne devient pas un citoyen pénétré de ses devoirs et un soldat qui aime son fusil, l’instituteur aura perdu son temps. »


Suzanne Citron, maître de conférence à Paris XIII, écrivait en 1992 : « La France de la IIIe République, dirigée par un personnel politique qui, en majorité, a partie liée avec les grandes Affaires, n’a jamais été une République sociale. D’autre part, de puissants courants racistes, antisémites et xénophobes n’ont cessé de se manifester dans le pays jusqu’à ce que le régime de Vichy leur donne valeur d’institution. Et l’empire colonial de la IIIe République s’est construit sur l’idée de la supériorité des Français sur les indigènes. L’école de Jules Ferry ne cherchait nullement l’éveil du sens critique qui ne se cultivait qu’au lycée. Elle voulait remplacer la soumission à l’église catholique par une autre religion aussi dogmatique : la République et la France comme absolu. A l’école primaire, chapeautée, comme tout l’enseignement public, lycée compris, par une administration centralisée, hiérarchisée et autoritaire, les leçons de morale enseignaient l’obéissance et le respect de l’ordre établi ».


Un nouveau quinquennat vient de s’ouvrir. Mettra-t-il fin à la politique coloniale de la France inaugurée par Jules Ferry voici près de 130 ans et consolidée par la conférence de Berlin en 1884, dont les problèmes de l’Afrique d’aujourd’hui sont la conséquence. On l’a vu avec l’affaire Elf au Gabon instruite par Eva Joly et on le voit avec l’exploitation de l’uranium dont dépend le tout-nucléaire français.


La France a construit là-bas des Etats artificiels à l’image de la république française « une et indivisible » sans tenir compte des populations différentes qui ont été englobées dans ces Etats, voire scindées en plusieurs « morceaux », comme l’ont été ici en Europe les Basques et les Catalans de part et d’autre des Pyrénées, ou en orient les Kurdes sur quatre Etats nouveaux après 14-18 (Irak, Iran, Syrie et Turquie).


Les problèmes du Mali, la « rébellion » des Touaregs spoliés de leurs territoires, etc… montrent l’urgence d’une mise à plat de ces questions et de la définition d’une nouvelle coopération entre la France, voire l’Europe et les peuples d’Afrique.
Enfin en ce qui concerne les langues et cultures historiques de France d’une part et les pouvoirs régionaux d’autre part, le nouveau gouvernement aura-t-il la volonté de mettre en oeuvre une politique de rupture avec l’Etat-nation « un et indivisible » du 19e siècle, et d’impulser une véritable construction politique de l’Europe ?

 

Georges LABOUYSSE

 

Pour en savoir plus :
- Suzanne Citron, Le mythe national (Ed. ouvrières Paris, 1991) et L’Histoire de France autrement (Ed de l’atelier, Paris 1992)
- Georges Labouysse, Histoire de France, L’IMPOSTURE (IEO,2007)
- Alem Surre Garcia, La théocratie républicaine (Ed L’Harmattan, 2010)

Par Partit Occitan Pais Tolosan - Publié dans : Contributions / Divers
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 23:35

logopoc.gif Le Partit Occitan salue la victoire de François Hollande

L’élection de François Hollande est une victoire pour la démocratie. C’est un soulagement pour tou-te-s les citoyen-ne-s victimes de la politique sécuritaire, nationaliste et discriminatoire menée par le président sortant dans son mandat.


L’arrivée de François Hollande donne la possibilité de redémarrer plusieurs chantiers comme l’Europe sociale, la décentralisation et le pouvoir des régions, ou encore la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires.


Pour passer de la promesse à la réalisation, ces projets devront s’appuyer sur un parlement où les différentes composantes seront représentées. Le Partit Occitan entend participer à cette dynamique, et sera sur le terrain pour les législatives dans les semaines à venir.

Guilhèm Latrubesse

Par Partit Occitan Pais Tolosan - Publié dans : Comunicats / Communiqués
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 19:21

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6 mai 2012 : Non au retour des frontières !

A l’issue du débat qui a opposé François HOLLANDE à Nicolas SARKOZY, le Partit Occitan, en dépit des réserves qu’il peut formuler quant à la position du candidat socialiste sur la politique de l’énergie nucléaire, tient à rappeler plusieurs éléments :

Le candidat de gauche propose un nouvel acte de la décentralisation. Nous accueillons favorablement une proposition qui doit renforcer les régions et instaurer de nouveaux contre-pouvoirs citoyens.

Sur l’égalité sociale et territoriale, François HOLLANDE met, avec raison, en avant l’abandon de la ruralité, l’oubli des quartiers populaires. L’Etat UMP, tourné vers les plus aisés, a lourdement aggravé les difficultés de nombre de nos concitoyens. Cette situation a favorisé un vote extrême et encore un peu plus fragilisé un vivre ensemble pourtant indispensable.

L’Europe est une solution, pas un problème. Elle doit proposer aux Etats, comme aux régions, un projet économique, social et culturel cohérent. Si, à gauche, François HOLLANDE va en ce sens, nous sommes résolument opposés à la vision sécuritaire portée par Nicolas SARKOZY. Rétablir les frontières, comme autant de nouvelles lignes Maginot, se replier sur les Etats, tourner le dos aux solidarités ne ferait qu’enfoncer un peu plus les Peuples dans les crises.

Comment peut on parler de monde ouvert, de défi moderne et avoir recours aux solutions nationalistes du 19ème siècle ? A trop chasser sur les terres de Marine LE PEN, Nicolas SARKOZY s’est totalement discrédité aux yeux des démocrates, des humanistes et des républicains. Nous refusons cette vision passéiste et dangereuse des choses.

Dimanche, pour en finir avec des dérives centraliste, anti sociale et anti européenne, nous voterons François HOLLANDE !

Par Partit Occitan Pais Tolosan - Publié dans : Comunicats / Communiqués
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 00:48

logopoc.gif François Hollande, sans illusions ...

Le premier tour des présidentielles a finalement mobilisé plus que prévu, et ce, malgré une campagne électorale dont le contenu n’a pas passionné et qui a évité certains vrais sujets : crise financière, Europe, etc.

Le premier enseignement du scrutin est le désir de changement à la tête de l’état. Jamais les électeurs n’avaient autant manifesté le rejet de la politique d’un président sortant : près de 3 personnes sur 4 condamnant la politique de Nicolas Sarkozy. Le candidat sortant, lesté par 5 années de mandat qui parlaient plus que des promesses, a cristallisé contre lui toutes les oppositions.

Le deuxième enseignement concerne la montée du populisme. Le score de Marine Le Pen est alarmant. Il résulte de la politique clivante et stigmatisante menée par le gouvernement sortant et témoigne aussi d’un profond désaveu du monde politique par les citoyens.

Malgré la qualité du programme d’Eva Joly, de sa campagne, seuls 2,5% des votants ont adhéré à la transition écologique. Nous le regrettons.

Quand certains partis se sont retrouvés sur la nostalgie d’un état fort et protecteur, garant de la grandeur française et gardien sourcilleux de ses frontières, Eva Joly a su proposer un modèle démocratique pour la république, ouvert sur l’autonomie des régions et le fédéralisme européen, respectant les différences et impliquant les citoyens, dans lequel nous nous retrouvions. Le Partit Occitan salue sa détermination durant sa campagne.

Pour le second tour, le Partit Occitan appelle à déposer dans l’urne un bulletin François Hollande. Même si nous ne nous faisons pas d’illusions sur le programme qui sera mis en œuvre, c’est aujourd’hui l’unique possibilité d’initier un véritable changement.

Par Partit Occitan Pais Tolosan - Publié dans : Comunicats / Communiqués
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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 00:15

logopoc.gif Le Partit Occitan dit stop aux incohérences de Jean-Luc Mélenchon sur les langues régionales et appelle le Front de Gauche à reconnaître la réalité occitane.

 

Plusieurs candidats, en particulier Eva Joly ou François Hollande, se sont engagés à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires pour protéger les langues de France comme 25 autres pays l'ont déjà  fait en Europe. A contrario, Jean-Luc Mélenchon, tout comme Nicolas Sarkozy, dénonce les « dangers sur notre République » que ferait peser ce texte.

Quelle cohérence pour le Front de Gauche, qui prétendait le samedi 31 mars dernier « promouvoir la reconnaissance de la richesse que représente la diversité des langues et des cultures », lors de la grande manifestation qui a réuni 30.000 personnes à Toulouse pour la défense de l'occitan ?

C'est la déclinaison de la Charte dans le droit français qui assurera la promotion des langues régionales. Le reste n'est qu'une manière de laisser s'éteindre cette richesse linguistique.

Le Partit Occitan dénonce avec fermeté ce double discours et rappelle ses positions, portées par Eva Joly et en partie reprises par François Hollande : la défense des langues et cultures régionales doit être l'objet d'une loi cadre avec des mises en œuvre en fonction de la réalité des territoires (comme cela est déjà  le cas avec les lois littoral ou montagne par exemple). Les régions, œuvrant déjà  pour les langues régionales, doivent pouvoir en la matière disposer de compétences règlementaires.

Dans ces propositions, J.-L. Mélenchon voit un « démembrement de l'égalité des citoyens devant la loi ». Mais alors que propose-t-il ? Un apprentissage de l'occitan par tous les élèves, de manière indifférente, qu'ils soient à  Nantes, à  Strasbourg ou à  Toulouse ? Le dogme égalitariste, loin des valeurs d’égalité et de diversité, va à l'encontre du bon sens comme de l'intérêt pédagogique !

Engager la France dans une véritable régionalisation n'est en rien une atteinte à  la république ou un repli identitaire. Au contraire, en rapprochant les citoyens de la décision, en conférant aux régions la capacité d'adapter les textes législatifs, le fédéralisme redonne de l'efficacité à la loi et renforce la démocratie locale. C'est aux niveaux local et régional que la démocratie est la plus proche des citoyens et les mesures prises y sont souvent plus pertinentes.

Ce qui est privilégié dans toute l'Europe, serait dans la France de J.-L. Mélenchon, un scandale et un crime ? Retisser du lien social au cœur des territoires, donner du sens aux politiques régionales, favoriser les regroupements interrégionaux, réinventer l’Europe sociale et solidaire, promouvoir un réel développement durable du local au global passe par une nouvelle organisation démocratique et institutionnelle.

La sixième république doit s’affranchir du carcan des Etats nations qui va à l’encontre des intérêts des territoires comme des travailleurs. Entre la tentation centraliste, le danger nationaliste et la promotion d’un autre monde, à partir de nos réalités quotidiennes, le Front de Gauche devra choisir. A-t-il le meilleur candidat pour cela ? Nous ne pouvons qu’en douter et réaffirmer notre soutien à une candidate qui sur ses questions n’a jamais varié : EVA JOLY.

 

Guilhèm Latrubesse, porte-parole du Partit Occitan

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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 01:17

logopoc.gif Après Toulouse, retour à la réalité

Après la manifestation de samedi dernier à Toulouse, le Partit Occitan appelle à s’engager pour l’occitanisme politique.
Pour la 4ème fois les amis de la langue occitane sont descendus en masse dans la rue. 30000 personnes venues de toute l'Occitanie, c'est une délégation représentative du peuple occitan qui s'est déplacée à Toulouse le 31 mars.

Quelques élus, dont le président du Sénat, une candidate et plusieurs représentants de candidats à la présidentielle, des élus régionaux ou locaux sont venus apporter leur soutien. Nous devons nous en féliciter. Cela montre le soutien en faveur d'une législation qui assurera un avenir pour l'occitan.

Notons que les élus régionaux du Partit Occitan ont joué leur rôle. Ils ont démontré toute leur utilité et efficacité comme porte-paroles de la revendication auprès des décideurs politiques.

Mais qui décidera vraiment ?

Les principaux candidats à l'élection présidentielle se contentent au mieux de mesurettes (hollande et la signature de la charte européenne) quand le candidat président s'oppose lui à toute avancée allant même jusqu’à accuser les défenseurs de la charte européenne des langues régionales et minoritaires de ne pas aimer la France.
D'autres candidats, futurs appoints des premiers pour assurer leur élection, nous condamnent au nom de « l'indivisibilité de la république ».

La République est pourtant à minima décentralisée, et de nombreuses mesures sont adaptées différemment en fonction des lieux (littoral, montagne, zone d'éducation prioritaire...), des situations des personnes (handicap, petite enfance, sans emploi...). Aucun principe républicain ne s'oppose donc à une politique et une loi favorable à la langue occitane sur son territoire.

Depuis plus de 25 ans, le Partit Occitan est présent dans les luttes en faveur de la défense de la langue et de la culture occitanes. Faire pression sur les partis, les candidats, les élus, manifester dans la rue c'est nécessaire… mais ce n'est pas suffisant.

Le succès de la journée du 31 mars confirme la nécessité pour les Occitans d’apparaître en tant que tels dans le champ politique.

Pour cela, le Partit Occitan a ouvert la voie et doit être renforcé.

Gustave Alirol, président du Partit Occitan
Guilhèm Latrubesse, porte-parole Partit Occitan

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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 14:24

logopoc.gif Fusillade de Toulouse : la solidarité du Partit Occitan

Le Partit Occitan est horrifié par l’ignoble attentat perpétré ce matin devant le collège-lycée juif « Ozar-Hatorah » de Toulouse. Cet acte de barbarie touche chaque toulousain-e et au delà, chaque citoyen-ne.

Nous nous sentons tous juifs aujourd’hui. La société occitane a toujours partagé les valeurs d’amour, de convivencia et de paratge. Elles sont un rempart contre toutes les discriminations et l’intolérance de certains.

Le Partit Occitan tient à exprimer son plus profond respect et sa totale solidarité à l’égard des familles des victimes et de leurs proches.

Guilhem LATRUBESSE, porte parole du Partit Occitan País Tolosan

Par Partit Occitan Pais Tolosan - Publié dans : Comunicats / Communiqués
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