L'Amassada, une coquille vide ou un levier politique pour l’occitan ?
La région Midi-Pyrénées, les départements, les services de l’état (DRAC, DRAAF, Rectorat, Université) et les associations se sont réunis ce 8 janvier 2010 pour initier de façon plus large l’«
Amassada », le conseil de développement de la langue occitane. Il aura fallu attendre la fin des 2 mandatures socialistes pour assister aux séances de rattrapage : la signature d’une convention
avec le rectorat pour l'occitan ne s'est faite que fin 2009.
La visée électoraliste n'échappe pas au Partit Occitan. La pression des élections régionales est néanmoins positive pour la langue occitane, reste à s’engager dans la durée pour :
- Une réelle volonté politique : la présence de l’occitan dans la vie publique dépend de décisions politiques assumées. L’arrivée de l’occitan dans le métro toulousain a pu voir
le jour grâce à l’élu vert Stéphane Coppey. Hormis le Partit Occitan et les Verts, aucun parti politique n’a manifesté son intérêt sur cette opération qui n’a pas couté un sou à la collectivité
- Une dimension interrégionale : le développement de l’occitan ne s’arrête pas aux frontières de Midi-Pyrénées. Les régions voisines (Aquitaine, Limousin, Auvergne,
Languedoc-Roussillon) sont des partenaires, tout comme au sud le Val d’Aran.
- L’émergence d’un office public de la langue occitane : les politiques linguistiques qui fonctionnent sur le territoire basque ou breton donnent l’exemple
- Un budget à la hauteur des enjeux : en Midi-Pyrénées, le budget pour la langue occitane par habitant plafonne à 0,50 € lorsque la Bretagne y consacre 3 €, le pays basque nord 10
€. Conséquence, l’enseignement immersif ou bilingue touche moins de 1% d’élèves lorsque l’UNESCO considère qu’en deçà de 30% de locuteurs, une langue est en danger
Le Partit Occitan Midi-Pyrénées note que l’« Amassada » est un premier pas important, mais encore faut-il changer de rythme. Il propose, au sein d’Europe Ecologie, une politique linguistique
ambitieuse sur l’ensemble des régions occitanes. La préservation de la diversité culturelle de nos territoires s’inscrit dans une éco-construction de nos régions.
Guilhem Latrubesse, porte parole du Partit Occitan Mieidia-Pirenèus
République de Toulouse : 821 ans de libertés communales !
Le 6 janvier 1189, le peuple de Toulouse se rassemble devant Saint-Pierre des Cuisines et exige que le comte Raymond V se dessaisisse de ses pouvoirs au bénéfice
des Consuls qui vont former la première municipalité. 600 ans avant Paris, Toulouse a fait sa Révolution bourgeoise et devient une République. Les consuls, également appelés « capitouls »
fondent la « maison commune » à l’emplacement actuel du Capitole. En 821 ans, l’Hôtel de ville n’a jamais changé de place !
Les lois promulguées à Toulouse sont en avance sur leur temps : « Les étrangers devenaient habitants et citoyens de Toulouse […] par le seul fait qu’ils entraient
dans la ville ». Juifs et musulmans jouissent de tous les droits du citoyen et peuvent accéder à des fonctions importantes. Huit siècles plus tard, le « grand » débat sur l’identité nationale
ne conçoit plus ces libertés essentielles, preuve du retour en arrière idéologique du nationalisme français.
La commune reste l’échelon de proximité des citoyens et le socle de toute démocratie. Ces collectivités territoriales souffrent du centralisme de l’état
français qui dicte les réformes territoriales à venir et qui enlève toute autonomie fiscale. Davantage d’autonomie est demandée pour un fonctionnement plus efficace, preuve que le besoin de
liberté et de démocratie locale traverse les siècles …
Le 6 janvier 2010, le Partit Occitan appelle à célébrer cet événement historique à partir de 18h00, place du Capitole, avec la Convergencia Occitana
et les associations occitanes de Toulouse.
Guilhem Latrubesse, porte parole du Partit Occitan Pais Tolosan
Le métro toulousain n’a pas besoin
d’un omni-président
Depuis plusieurs mois, le député-maire de Toulouse et président de la communauté urbaine manœuvre pour imposer ses choix et outrepasser les divergences, notamment
avec le Sicoval. Profitant d’un mouvement social porté sur les revendications salariales, il a ordonné la démission de ces alliés politiques pour forcer une nouvelle élection au sein du comité
syndical. En se portant candidat à la présidence de Tisséo, il s’assurerait de son élection tant il est majoritaire dans cette instance.
Ce cumul des mandats et des fonctions révèle l’incapacité des partis majoritaires à déléguer les pouvoirs, et la peur de voir des contre propositions
novatrices qui ne seraient pas maîtrisées. L’hypercentralisation des pouvoirs par Nicolas SARKOZY au profit de son seul parti, et contre l’intérêt général de tous, peut servir de grille de
lecture pour la situation locale. L’enjeu n’est pas de porter un programme politique de transports qui avait été négocié et proposé aux citoyens lors des dernières municipales, mais de savoir
à quels élus cela peut profiter. Dans cette affaire, l’actuel président de Tisséo est victime de sa forte volonté de voir concrétiser ses idées politiques, tout comme de prendre des
initiatives innovantes tel l’occitan dans le métro, qui obtiennent des soutiens jusqu’à Barcelona/Barcelone.
Le Partit Occitan apporte tout son soutien à Stéphane COPPEY et demande à Pierre COHEN de retirer sa candidature à la présidence, et de s’investir plutôt à
la résolution des conflits pour lesquels il est en partie responsable. Les transports en commun du pays toulousain, ses usagers, ses salariés, ont besoin d’une politique écologique ambitieuse
pour sortir du tout-voiture, pas d’élus défendant leur pré carré.
Gérard Onesta à l'estanquet "La Portièra", le lundi 14 décembre 2009 à 20h30
Les élections régionales de mars 2010 sont l'occasion de repenser les politiques locales, dont les politiques d'organisation économique et sociétale de l'ensemble
des territoires qui les composent. Or elles interviennent à un moment où l'État réaffirme son centralisme en prônant une redistribution des cartes, à la fois dans les moyens (fiscalité) et dans
leur portée (compétences spécifiques et conseillers territoriaux à terme). Pourquoi une telle volte-face de l'État, quelles seront alors les conséquences pour le programme porté par Gérard Onesta
pour la région Midi-Pyrénées ? Il devient alors nécessaire de bien définir de quelle façon les solidarités entre les territoires, de même que l'inter-régionalité avec les régions voisines
occitanes, pourraient répondre à ces nouvelles contraintes et porter les politiques écologiste et autonomiste pour la Région Midi-Pyrénées.
Quel avenir pour nos Régions? De la réforme territoriale à l'inter-régionalité
- Gérard Onesta, Ancien Vice-Président du Parlement Européen, tête de liste de liste Europe Ecologie - Guilhèm Latrubesse, secrétaire fédéral du Partit Occitan et candidat sur la liste Europe Écologie - Laurenç Gosset, secrétaire du comité Pais Tolosan du Partit Occitan et candidat sur la liste Europe Écologie
animeront une table ronde et une discussion avec la salle
Diluns / Lundi, 14 de decembre a l'estanquet "La Portièra" à 20h30 42 carrièra dels Blanquiers / rue des Blanchers a Tolosa / Toulouse
Euròpa Ecologia Miègjorn Pirenèus es lo ramosament de ciutadan-a-s nascut d'una ambicion: la de federar lo "pòple ecologista" dins l'amira de las eleccions
regionalas dels 14 e 21 de març de 2010 ambe de candidat-a-s dins los uèit despartaments, al entorn de personalitats e de militant-a-s eissut-da-s del monde sindical e associatiu o de moviments
politics.
Bastissem ensems una Ecò-Region !
Fàcia a las crisis que tocan la planèta, fàcia a las politicas menadas, totjorn mai liberalas que destrusisson los emplècs, los mitans ambients dins las ciutats o los campestres. Fàcia a un
sistem de produccion qu'amolona los escacs, Euròpa Ecologia Miègjorn Pirenèus prepausarà al mes de març de 2010 son Contracte Ecologista per Miègjorn Pirenèus : cap a una Governança novèla, cap a
una Ecò-Region, cap a una orientacion tornar de l'economia creatritz d'emplècs e respectuosa de l'environa e dels rapòrts socials.
Amassam-nos lo 5 de decembre a 3 oras del vespre dins la sala del Ramièr per nòstra Granda Convencion en preséncia de Gerard Onesta (portaparaula d'Euròpa Ecologia Miègjorn Pirenèus), José Bové
(desputat Europenc Euròpa Ecologia), Miquela Rivasi (desputada Europenca Euròpa Ecologia Region Paca), Catarina Grèze (desputada Europenca Verts/ALE), las animatritz e los animators de la
campanha, los Comitats Locals Euròpa Ecologia e, plan segur, nòstres futurs candidatas e candidats, e atanben de convidat-da-s suspresa.
Presèretz las Europencas ?
Seretz embelinat-da-s per la Regionalas !
De 3 a 7 oras del vespre al Ramièr a Tolosa, seguit d'una serada festiva a partir de 7 oras 30 del vespre. Dintrada a gratis e duberta a totas e totes
Metrò linha B, pausa Palais de justícia 7 I Busses : 1,12,52 I Períf : sortida 24
Urgence climatique: donnez aux régions les moyens d’agir!
Le 8 décembre 2008, Ivo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre de l'ONU sur le Changement climatique, déclarait: «80% des actions de réduction des
émissions de gaz à effet de serre et presque 100% des actions d'adaptation aux conséquences du changement climatique sont menées à un niveau infra-étatique». C'est-à-dire au niveau local et
régional.
Le gouvernement écossais, par exemple, s'engage pour 2020, sur une réduction de 41% des gaz à effet de serre.Le Grenelle de
l'environnement prévoyait de rendre obligatoire un «Plan Climat» dans chaque région de l'hexagone et dans les collectivités de plus de 50 000 habitants.
Mais, les Régions ont besoin des moyens budgétaires rendant possible une politique ambitieuse et durable de réduction des gaz à effet de serre. C'est
l'inverse que prônent Sarkozy et son gouvernement. Leur projet de réforme territoriale vise à priver les collectivités locales – et donc les Régions – des moyens d'agir. Selon eux, c'est au
niveau central que tout doit se décider, pour le climat comme pour le reste. Pour tenter d'assurer leur survie politique, ils vont à l'encontre de se qui se fait pratiquement partout sur la
planète !
Dès les prochains jours, le Partit Occitan appelle les Occitans à participer aux manifestations organisées dans le cadre de la mobilisation pour le succès de
la Conférence de Copenhague sur le climat (7-18 décembre 2009). Le combat pour des Régions dotées de vrais moyens et de vrais pouvoirs se poursuivra lors des élections régionales de Mars
2010 dans le Rassemblement Europe Ecologie.
Darrièrs comentaris