La réforme constitutionnelle est passée à l’arrachée, preuve qu’elle restait contestée à la fois par l’opposition et par certains élus de la majorité. Le pouvoir du président, le rôle du sénat ou du département, institutions mises en cause dans les discussions préalables sont finalement restées intouchables et au contraire renforcées dans une constitution encore plus centraliste. Aucune trace de régionalisation ou de proportionnelle ne sont présentes pour entrevoir une réconciliation entre citoyens et institutions, par un pouvoir plus proche et plus démocratique.
Pour les langues régionales, de nombreux parlementaires souhaitaient les faire entrer dans la constitution par la grande porte. Une fois sorties par les sénateurs, c’est par la petite fenêtre qu’elles sont finalement revenues, intégrées dans le chapitre des collectivités locales. Si l’avancée peut paraitre historique, les obstacles à tout plan d’urgence linguistique de promotion des langues régionales restent nombreux et inchangés.
Le Partit Occitan rappelle que l’état français reste doté d’institutions obsolètes pour répondre aux nouveaux défis européens et répondre aux exigences démocratiques et citoyennes. Pour les langues régionales, les seules avancées plausibles passent par la modification de l’article 2 et la signature de la charte européenne des langues régionales et minoritaires. Devrons-nous attendre une VIème république ?