
Rencontre avec les candidats sur la langue occitane : une soirée historique ?
Au cours du débat, si la municipalité pouvait prétendre s’être engagée dans l’émergence de l’Ostal d’Occitania, les discours décevants des représentants du maire actuel, Jean-Luc Moudenc ont surtout montré que, si la ville avait investi dans la pierre, aucun programme concerté n’était prévu pour le développement de cet outil. Son opposant principal, Pierre Cohen, a affiché une attitude positive vis à vis des questions occitanes, mais son engagement concret est resté évasif, en se repliant derrière la convocation d'assises sur la culture occitane. De son coté, Jean-Luc Forget s’est dit prêt à s’engager sur l’ensemble des 17 points. Enfin, François Simon a su s’imprégner de la réalité occitane pour replacer ces propositions dans un contexte plus large. En s’appuyant sur sa propre découverte de la culture occitane lors de son arrivée à Toulouse, il a replacé « notre culture » au centre du débat social, économique et écologique et dans une démarche résolument tournée vers l’avenir.
Le Partit occitan se félicite de ces initiatives de débats publics qui permettent d’interpeller les candidats sur des points précis de la politique linguistique. Dans le cadre de cette soirée, le travail préalable sérieux des associations toulousaines et une salle du sénéchal comble, auront permis de dégager un consensus autour des mesures fondamentales proposées et préalables à tout développement de l’occitan. Au delà de la politique linguistique et culturelle de la ville, le Partit Occitan, dans le cadre de l’autre liste, invite à s’intéresser à toutes les dimensions du développement des territoires occitans : une autre organisation de l'espace géographique basé sur des bassins de vie, privilégiant les circuits courts et développant les liens dans une interrégionalité occitane et les euro régions.
