
Coupe du monde du Rugby, un reflet de la société ?
Sur les 48 matchs programmés dans cette coupe du monde, un sur quatre se jouera sur Paris, avec plus de la moitié des phases finales. Pour les autres stades, les grandes villes de football (Nantes, Lens, Marseille) ont été préférées à des villes plus amatrices de rugby (Brive, Clermont). Dans l’hexagone, 90% des équipes et des internationaux sont en dessous d’une ligne La Rochelle – Clermont Ferrand – Lyon. Dans le Top 14, seul le Stade Français – le nom étant révélateur - fait bande à part. Pourtant depuis 1974, toutes les finales du championnat de France de Rugby se déroulent à Paris, alors qu’elles étaient décentralisées à Bordeaux, Toulouse, Lyon jusqu’en 1973.
Alors que les valeurs sportives tendent à se déliter au profit de valeurs marchandes ou politiques , il apparaît primordial de s’appuyer sur des territoires historiquement imprégnés d’une culture de rugby pour faire perdurer l’esprit d’équipe et la mixité sociale. Au lieu de cela, ce sont les stades les plus intéressants commercialement qui sont privilégiés. Nous saluons tout de même le boycott de nombreux médias dénonçant la dérive de l’International Rugby Board (IRB) confondant le droit à informer avec le droit à payer, même si cela ne sera sans doute pas suffisant pour réformer en profondeur l’éternelle course à la performance et au profit.
Le partit Occitan rencontre le public attaché au rugby lors des jours de match au Stadium. Nous intervenons premièrement pour souhaiter la bienvenue en terre occitane à toutes les personnes qui viennent de loin et deuxièmement pour partager notre vision du monde du rugby. Dans le domaine du sport, comme celui de la politique, nous condamnons le centralisme qui détruit la richesse de la diversité au profit de l’imposition d’une norme unique.