25 juin : fête en l'honneur des femmes d'Occitanie
En pleine croisade des albigeois, le 25 juin 1218 marque un coup d’arrêt au démantèlement de l'Occitanie, organisé depuis 1209. Alors que Raimon VI vient de reprendre
possession de sa ville, des femmes toulousaines tuent Simon de Montfort, chef de file des armées croisées françaises. Après de 10 ans de colonisation, d'agression et de souffrance, « ce fut une
immense clameur de joie qui envahit toute la ville : lo lop es mòrt ! Les cloches sonnèrent à toute volée; »
800 ans plus tard, cette victoire des femmes d'Occitanie sur l'oppressionest symbolique des luttes actuelles à mener. Alors que les véritables réformes économiques, sociétales et écologiques
nécessaires à notre pays se font attendre, et que notre langue et nos cultures continuent d'être agressées, ces femmes sont le symbole de la résistance. Elles démontrent que le sursaut ne viendra
que de nous même, et coupent court à tous ceux qui espèrent d'en haut une pitié salvatrice bienpensante et intéressée.
Ce 25 juin, le Partit Occitan invite l'ensemble des occitans, de Bordeaux à Nice, de Clermont à Béziers, de Pau à Limoges tout comme ceux de la diaspora, à se souvenir de cette victoire contre
l'agression française qui aboutit à l’anéantissement de notre pays. Il s'agit de rendre un hommage obligé aux femmes occitanes avec une action symbolique : sortir le drapeau occitan à la fenêtre.
Comme Ben Vautier, vous pouvez y ajouter "I avèm fotut sul morre!" (On lui a mit sur la gueule) et faire la fête avec les ami(e)s, pour l'ensemble des combats politiques passés, présents et à
venir.
Extrait de la chanson de la croisade
« E venc tot dreit la peira lai on era mestiers
E feric lo comte sobre l'elm, qu'es d'acers,
Que'ls olhs e las cervelas e'ls caichals estremiers.
E'l front e las maichelas li partic a cartiers,
E'l coms cazec en terra morze sagnens e niers... »
« Et la pierre arriva tout droit où il fallait,
Si bien frappa le comte à son heaume d'acier
Que les yeux, la cervelle, aussi les dents du fond,
Le front et les mâchoires elle fit éclater,
A terre il tomba mort, livide, ensanglanté... »
Guilhem Latrubesse, porte parole du Partit Occitan